Mary Poppins : Quelques informations

Le film est paru sur les écrans français le 15 septembre 1965. Pour les 30 ans du film, une édition collector à double Laser Disc a été produite exclusivement en France (en 1995 donc). Celle-ci est aujourd'hui extrêmement rare, et contient de plus trois bonus exclusifs à cette version (la bande annonce française originale, un reportage sur les coulisses du film et un reportage sur la première du film). Il s'agit sans aucun doute du plus rare et du plus précieux Laser Disc français. Une vrai pièce de collection.

Mary Poppins fait parti des Disney constamment disponible sur le marché vidéo, depuis sa première parution en 1982. Le film ne possède pas de doublage québécois.

Résumé

Rien ne va plus dans la famille Banks. La nurse vient de donner ses huit jours. Et ni Mr. Banks, banquier affaire, ni son épouse, suffragette active ne peuvent s'occuper des enfants Jane et Michael. Les enfants passent une annonce tout à fait fantaisiste pour trouver une nouvelle nurse. C'est Mary Poppins qui répond et apparaît dès le lendemain, portée par le vent d'Est. Elle entraîne aussitôt les enfants dans son univers merveilleux.

Analyse de l'oeuvre

A la base, je ne suis pas un fan des comédies musicales tournées avec des acteurs réels, autant lorsque les chansons sont directement intégrées à l'intrigue et servent l'histoire j'adore, autant les chorégraphies à rallonge qui n'en finissent plus m'exaspèrent. Mary Poppins est un film de ceux-là.

Il ne faut pas non plus me méprendre, Mary Poppins est une grande oeuvre que j'affectionne particulièrement, même si j'aurai bien, ça et là, fait quelques coupes personnelles. Ce serait évidemment un sacrilège, donc autant me contenter de ce que j'ai.

Mary Poppins est le film qui colle à la peau de toutes les générations de spectateurs, et ne croyez pas vos parents ou grand-parents qui prétendent le contraire. Ce sont forcément eux qui l'ont acclamé autrefois, non ? Diaboliquement efficace, l'adaptation du roman de Pamela Lyndon Travers est une aventure magique intouchable de l'univers Disney. Particulièrement soignée et très bien écrit, le film offre de plus une brochette d'acteurs tous plus talentueux les uns que les autres.

Les musiques et les chansons du film sont assurément les plus merveilleuses jamais imaginées. Mention très spéciale au fameux mot qui n'existe pas, brillamment traduit en français : Supercalifragilistikecspialidoucious ! Les autres morceaux restent également de très haute qualité, encore aujourd'hui, comme la magnifique berceuse "La femme aux oiseaux" ou l'entraînant air "Le morceau de sucre".

Le film se vautre par contre dans ses multiples et beaucoup trop longues chorégraphies typiques des comédies musicales américaines. La danse des ramoneurs sur les toits de Londres est réellement horriblement longue, et finalement, sans le moindre sens. Ce passage, n'apporte de plus absolument rien au film, sinon de l'agacement. Quelques autres passages du film se révèle dans la même veine comme le passage des "barmans" pingouins. De plus, la durée du film se révèle très conséquente pour le jeune public, qui finira pas ne plus tenir en place pour peu qu'il n'apprécie pas le film.

En contrepartie, Mary Poppins est l'aboutissement de l'art Disney dans la combinaison d'images réelles et d'animation traditionnelle. Il offre un spectacle merveilleux et plein de vie, qui fait rapidement oublier les défauts du genre "Comédies Musicales". Le scénario, très habilement écrit et mené de main de maître par le réalisateur ainsi que les acteurs, met tout le monde d'accord. Il s'agit d'un film dans l'esprit familial que l'on aime revoir de temps en temps entre amis ou en famille, simplement pour passer un agréable moment.

Comme je l'ai précédemment dit, je ne suis pas très appréciateur du genre, mais si j'arrive à supporter les chorégraphies et à toujours m'émerveiller devant Mary Poppins et ses tours de magie, c'est qu'il s'agit assurément d'un grand moment de cinéma Disney. Le film mérite largement les nombreuses récompenses qu'il a obtenu.

18 juillet 2007 par Olikos