Dingo et Max / Complètement Dingo : Quelques informations

Le film est sorti en France le 03 juillet 1996, soit un an et demi après les Etats-Unis. En théorie donc, la numérotation française est une nouvelle fois mauvaise puisque Pocahontas, une légende indienne et Toy story sont sortis avant lui en salle en France !

Il existe plusieurs éditions DVD et VHS, certaines ont une grande valeur car des coquilles se sont glissées dans la numérotation des jaquettes, mais aussi parce que ce film est très rare à trouver en magasin. En particulier la version sans numéro et la dernière version avec mention "Grand Classique" qui sont toutes deux actuellement difficiles à trouver en grande surface (sur Internet, mieux vaut d'ailleurs demander au vendeur). La version avec le numéro 44 a été la plus répandue , et le stock apparemment si important qu'elle est encore aujourd'hui largement répandue en magasin.

Le film ne possède pas de doublage québécois, car il s'agit de "personnages emblématiques" qui ont toujours une voix française, par contre il est intitulé Complètement Dingo.

Mickey et Donald font deux apparitions dans le film, tout d'abord au bord de l'autoroute où ils font du stop pour aller au concert. Vous allez me dire comment je sais que c'est là qu'ils se rendent ? Parce qu'ils sont ensuite parmi la foule des spectateurs.

C'est le deuxième film réalisé par le studios de Montreuil après La bande à Picsou, le film - Le trésor de la lampe perdue. C'est aussi la première fois que Dingo est le héros d'un long métrage. Il n'avait eu jusqu'ici que des rôles dans des courts-métrages.

La version française comporte une grosse erreur de traduction. En effet, le Yeti est une créature légendaire que l'on ne "rencontre" qu'au Tibet : le célèbre abominable homme des neiges. Aux États-Unis, le Yeti n'existe pas. On parle du Bigfoot, pour les traces de "grands pieds" qui furent dans un premier temps retrouvées. De plus, le Yeti est généralement représenté avec une fourrure blanche, Bigfoot plutôt brune. Ce sont en quelques sortes des cousins !

Insolite : Lors de sa diffusion à la télévision, Dingo et Max fut étonnament censuré. Lorsque Max, énervé d'avoir été trainé dans un parc d'attraction minable par son père, se fait aborder par un personage en costume, il lui donne une gifle qui retourne le masque de la pauvre mascote. Cette séquence a été supprimée à la télévision.

Résumé

Max ne se sent plus de joie depuis que la délicieuse Roxane, dont il est amoureux, accepte de l'accompagner à la grande fête de fin d'année. Seulement voilà, il en fait trop et Dingo, son père, décide de profiter des vacances pour reformer son fiston.

Analyse de l'oeuvre

Dingo et Max est en quelque sorte la conclusion de la série animée télévisée "La bande à Dingo" aux 78 épisodes. Les puristes remarqueront immédiatement l'absence de la femme et de la fille de Pat, mais cela ne gêne en aucune façon l'histoire qui se consacre exclusivement sur la relation parent /crise d'adolescent entre Dingo et son fils Max.

Le film offre une nouvelle facette au facétieux et malchanceux Dingo : la dimension humaine. D'abord gaffeur, Dingo va vite faire passer aux spectateurs des émotions qui vont du rire aux larmes sans jamais devenir niait. Le message s'adresse pour la première fois aux pères de familles, ce qui change beaucoup de l'esprit familial traditionnel de Disney. Max est également l'archétipe de l'adolescent en pleine période de crise pubertaire, et qui a honte de son père. Tout le monde peut donc facilement se reconnaître sans crainte dans ce film.

Graphiquement, le film fait aussi bien sinon légèrement mieux que celui de la bande à Picsou. Le format cinéma offrant même des paysages et décors bien plus vastes et agréables à l'oeil. L'animation est également de grande qualité. Dingo et Max offre de purs moments de gags visuels, et ne souffre d'aucun temps mort.

Le scénario est réellement grandiose, jamais vu dans aucun long métrage animé de la collection numéroté. Bourré d'humour et de sensibilité, il ne peut laisser personne indifférent. Il est également accompagné d'une bande originale très haute en couleur, qui parvient à être amusante sans jamais lasser sur des airs de musique Country. On retient d'ailleurs facilement plusieurs des chansons du film qui sont visuellement et vocalement de pures merveilles de drôlerie. Et puis comment ne pas se plier de rire quand l'abominable Bigfoot se met à danser aux rythme du tube disco "Stayin'Alive" des Bee-Gees.

Le summum du film reste évidemment le concert final et de sa chanson non traduite en français I2I (abréviation de "Eye To Eye" : Oeil Pour Oeil). Sorte de transfuge de Michael Jackson dans la chorégraphie et la voix, le morceau donne une pêche grisante pour le final du film, tout en restant égale à l'ensemble du film : une séquence émotion et drôle à la fois.

Dingo et Max est donc le digne successeur de la série dont il est le bouquet final, mais aussi un film à voir seul sans aucune contrainte. A savourer sans aucune modération. Vous en ressortirez systématiquement plus heureux.

19 septembre 2006 par Olikos