Peter Pan 2 - Retour au pays imaginaire : Quelques informations

Peter Pan 2 - Retour au pays imaginaire est la première suite spécifiquement conçue pour la marché de la vidéo qui eu finalement le privilège de se voir attribuer une sortie mondiale au cinéma. Le film est donc passé au cinéma le 14 août 2002 en France, avant de paraître en vidéo neuf mois plus tard.

Le film possède un doublage québécois, il y est intitulé Peter Pan dans Retour au pays imaginaire. On remarquera cependant que le film est paru en salle en février 2002, ce qui conduit à le classer avant Lilo & Stitch au Québec.

Au départ, le film avait comme nom de production "Peter Pan 2" tout simplement, puis il fut annoncé très exactement de cette façon "Une aventure de Peter Pan - Retour au pays imaginaire". Cela aurait pu s'arrêter là, lors de sa sortie cinéma française le titre exact du film fut "Peter Pan dans Retour au pays imaginaire" (sic !). Désormais, sur les vidéos et les DVD, il est inscrit Peter Pan 2 - Retour au pays imaginaire en France. Le Québec heureusement ne se complique pas autant la vie puisque le film a conservé le même titre aussi bien au cinéma qu'en vidéo.

Peter Pan 2 - Retour au pays imaginaire est le second film produit par les Disney Toon Studios (spécialisés jusqu'ici à la sortie exclusive en vidéo) à passer par la case cinéma, après Les Aventures de Tigrou.

Résumé

Peter Pan, Clochette, Le Capitaine Crochet et les garçons perdus sont de retour pour de nouvelles aventures. Wendy est devenue une adulte depuis sa visite au Pays Imaginaire. Elle adore raconter à ses deux enfants les formidables aventures de Peter Pan. Jane, sa fille aînée, s’apprête à vivre un magnifique voyage, mais elle ne le sait pas encore, et va devoir apprendre à croire en ce qu’elle n’a jamais voulu croire...

Analyse de l'oeuvre

Peter Pan 2 - Retour au pays imaginaire étant sorti dans un premier temps au cinéma, les comparaisons avec le premier film se révèlent inévitables, mais aussi bien plus "cassantes" que pour les suites destinées au seul marché de la vidéo. Par un heureux soulagement, on constate déjà que le film est qualitativement plutôt bon, ce qui sauve les apparences.

Le début du film est par exemple somptueux, aussi bien narrativement que graphiquement. Confronter un enfant aux horreurs de la seconde guerre mondiale était osé pour un long métrage animé signé Disney, et il ne tombe à aucun moment dans la mièvrerie. Même l'enlèvement de Jeanne par les pirates, et la traversée des patrouilles d'aviations se révèle convaincante. Très vite par contre, le scénario se recentre sur la même intrigue que Peter Pan avec la fille de Wendy. Aucun des héros du premier film n'est donc dans cette suite, puisque seulement Wendy adulte y fait de la figuration.

Heureusement, le Pays Imaginaire revient avec plein de splendeur, grâce au format écran large du film. Peter Pan, la fée clochette, Crochet et Mouche sont pratiquement identiques dans leurs traits et leurs caractères. Seul le crocodile a été évincé, et c'est d'ailleurs fort regrettable tant la nouvelle "conquête" de Crochet nous ressert exactement les mêmes gags avec un musique légèrement différenciée. Il n'empêche que Crochet nous gratifie encore une fois de beaucoup de séquences comiques.

En dehors de cela et malgré son budget conséquent, Peter Pan 2 - Retour au pays imaginaire déçoit. Même histoire, mêmes gags, aucune évolution des personnages présent dans Peter Pan... Loin d'être mauvais, le film reste simplement bon. Il est donc lui aussi marqué par cette étrange coïncidence qui veut que toutes les "bonnes suites" soit graphiquement convaincantes mais scénaristiquement identique au film précédent.

Peter Pan 2 - Retour au pays imaginaire vaut donc le coup d'oeil pour sa très forte séquence d'ouverture en pleine seconde guerre mondiale, pour les retrouvailles de Peter et Wendy à la fin du film, et aussi, dans une certaine mesure, la première fille perdue du pays imaginaire. Pour le reste, il s'agit ni plus ni moins de la même histoire avec un personnage principal différent. Tant pis.

20 octobre 2006 par Olikos