Chicken Little / Petit Poulet : Quelques informations

Il s'agit du tout premier film en 3D réalisé par Disney (sans Pixar ni un autre studio). Il est sorti au cinéma le 07 décembre 2005 en France. Ce premier film en 3D est aussi le premier film de la collection numérotée à ne pas sortir sur support VHS. Le film possède un doublage québécois. Il s'intitule Petit Poulet, et il est sortit en salle le 04 novembre 2005.

Résumé

A Oakey Oaks, un village peuplé d'animaux, Chicken Little est un petit poulet dont la ténacité dépasse de loin sa taille minuscule. Il essaie désespérément de faire oublier à la population du village sa grande humiliation : il y a deux ans, un gland lui est tombé dessus et, persuadé qu'il s'agissait d'un morceau de ciel, Chicken Little a couru donner l'alerte dans toute la ville en hurlant "Le ciel s'écroule ! Le ciel s'écroule !" La panique s'est emparée des habitants et leur affolement a failli détruire le village, attirant l'attention des médias... Quand tout le monde a réalisé qu'il ne s'agissait que d'un gland, Chicken Little est devenu la risée de toute la ville. Pourtant, un jour, le jeune poulet reçoit effectivement un vrai morceau de ciel sur la tête. Mais cette fois, qui le croira ? Avec sa petite taille, pourra t-il sauver sa ville toute entière ?

Analyse de l'oeuvre

Revirement total chez Disney qui met un terme à l'animation traditionnelle et inaugure le tout 3D dans des films entièrement fait maison. Et avec Chicken Little, la compagnie Disney offre un lamentable film, qui plus est, décevant sur tous les points. Dès les premières minutes, le film s'ouvre en reniant ouvertement tout ce qui a été fait auparavant, donnant le ton pour les prochaines productions de la firme. Le film n'a aucune personnalité, et on finit par s'ennuyer d'un bout à l'autre, même si quelques rires nerveux surviennent à des endroits qui ne sont pourtant pas drôles.

Scénaristiquement, le film est d'une platitude navrante. Le Bossu de Notre-Dame 2, pourtant la plus mauvaise production de la firme s'en sort nettement mieux. Piochant ça et là des idées ou des passages des plus grands films des studios Hollywwoodien, le scénario n'est qu'un énorme prétexte à une succession de parodies en tout genre : Signes, La guerre des mondes, Princesse malgré elle, The X Files - le film, Shrek... tout y passe, y compris les plus grands films Disney.

Partant sur la même idée que le film "Jimmy Neutron, un garçon génial" dont il plagie le plus gros du scénario, le design et l'animation de Chicken Little s'en inspire également. Et Jimmy Neutron s'en sort 10 fois mieux alors qu'il fut réalisé 5 ans plus tôt. La politique du "toujours le premier dans la révolution de l'animation" de Disney en prend un méchant coup. Sur certains passages, les personnages et le décors ne s'harmonisent même pas ! Les plumes du petit poulet (plus de 8000) ressemblent plus à des poils qu'à des plumes. Impardonnable. Second coup dur, avec Chicken Little, on s'ennui, sans compter sur la fin où tout rentre dans l'ordre. Jimmy Neutron donnait un final bien plus adapté et logique que les gentils extra-terrestres qui font une invasion par erreur.

On pourrait alors se dire qu'avec Disney, même si le scénario et le graphisme ne sont pas fort, on aura droit à une musique d'enfer. La encore, c'est raté. Dénaturé, sans la moindre logique et sans aucune uniformité, la bande son enchaîne elle-aussi les parodies en tout genre, ressortant même du cercueil le tube planétaire Wannabe des Spice Girls destiné sans nul doute aux grands enfants qui les ont connu avant... Et ce ne sont pas les musiques originales du film qui rehausse le niveau, au contraire, il s'agit également d'air déjà entendu un peu partout.

Si l'on pardonne facilement à Pixar, qui crée certes de grands films mais dont il manque la touche Disneyenne, cette première production tout en 3D des studios est totalement indigne de figurer parmi les innombrables et indémodables Grands Classiques de la maison Disney. Gageons que cette erreur de parcours ne présumera pas de ce qui pourrait advenir des Grands Classiques dans les prochaines années. Là où Blanche-Neige et les sept nains révolutionnait le cinéma, le dessin animé et l'empire Disney, Chicken Little en démontre le phénomène totalement inverse. Une erreur impardonnable pour cette société qui faisait renaître en nous l'enfant que nous étions dans tous ses films. A oublier.

4 juillet 2006 par Olikos