N.B. : Ce dossier est désormais obsolète. Merci de vous reporter à sa version remaniée Doublage, Re-Doublages et Re-Re-Doublages, mais à quoi bon ? (07/07/2016)

Doublages et redoublages, mais à quoi bon ?

Disney France, les doublages et redoublages, c'est une longue saga pour laquelle on a - hélas - bien peu d'éléments véritablement concrets. Car la succursale française est farouchement opposé à donner la moindre raison officielle, elle est championne pour éluder la question et met toujours le spectateur devant le fait accompli. Et cette attitude ne date pas d'hier malheureusement. Durant les années 70/80, les critiques fusaient, et Disney France faisait - déjà ! - la sourde oreille. Il reste que, comme dans tous les pays non anglophones, le redoublage n'est pas la spécialité de notre seul pays. Tous les pays dont la langue principale n'est pas l'anglais, et qui ne distribuent pas les films en VOST, ont recours au doublage, et par extension aux redoublages. Le groupe Disney est d'ailleurs loin d'être le seul studio dans ce cas malheureusement, beaucoup d'autres en font de même comme la 20th Century Fox, Warner Bros ou même Universal pour ne citer que ceux-là.

L'objet de ce dossier est de donner une réponse éclairée sur la question et d'évoquer chaque cas de figure recensé sur les redoublages systématiques de certains films. Ayant eu l'occasion d'évoquer ce sujet sur le site dvdclassic.com, j'ai simplement décidé de reprendre mon texte, de le compléter et de l'approfondir ici, afin de le faire partager au plus grand nombre. Je ne suis bien évidemment pas un spécialiste incontournable de la question, mais je vais essayer au travers de ce dossier d'apporter une réponse à partir des quelques éléments que j'ai pu réunir à force d'obstination pour retrouver, restaurer et préserver de nombreux doublages francophones oubliés du grand public et des fans.

Depuis 4 ans maintenant, je me suis ainsi obstiné à évoquer la question du doublage francophone des films Disney. Pour cela, il a fallu partir à la pêche aux rares informations sur le sujet. Depuis, étant l'un des rares à parler de doublage, je suis souvent sollicité pour expliquer les redoublages incessants et inexplicables que subissent les films Disney. Ce qui est normal, nous sommes en effet nombreux à être frustrés, voire choqués, de ne pouvoir réécouter les films tels que nous les avions connus auparavant. A chaque sortie vidéo, c'est la sempiternelle même question qui revient : « Mais quel doublage sera proposé ?». Et quand c'est un nouveau doublage qui apparaît, une autre question revient « Pourquoi ?? ». En creusant un peu la piste, on soulève plusieurs raisons précises, officieuses mais véridiques, qui n'ont jamais collées avec la célèbre ritournelle du "On actualise les voix pour un nouveau public". Voici donc réunies dans ce dossier toutes les hypothèses que j'ai identifiées à ce jour.

Raison n°1 : Perte et détérioration

La première des raisons qui pousse le groupe Disney à redoubler un film, et la plus "pardonnable" si je puis dire, est tout simplement la perte ou la détérioration pure et simple du master français originel. Blanche-Neige et les sept nains par exemple a connu trois doublages français. Jusqu'à très récemment on supposait d'ailleurs que le doublage originel de 1938 avait semble-t-il était perdu (ou détruit) durant la seconde guerre mondiale. Les recherches pour le retrouver sont restées vaines jusqu'à très récemment où il fut redécouvert chez un collectionneur Parisien.

Même cas de figure, mais avec réutilisation inexplicable d'un doublage d'origine, on peut citer le cas de la chanson "Peignons les roses en rouge" dans le second doublage d'Alice au pays des merveilles. En 1996, alors que la VHS subit un relookage, Disney France annonce de façon relativement officielle que le master d'origine du film est détérioré et irrécupérable à cet endroit du film. Ainsi, plutôt que d'effectuer un nouveau doublage sur cette seule chanson, Disney France pioche dans le doublage d'origine (qui jusqu'ici n'avait jamais existé selon leurs dires) afin de remplacer toute la séquence défectueuse. Le résultat, désastreux sur la VHS, sera légèrement corrigé et amélioré sur l'édition exclusive du DVD paru en 2005. L'ensemble reste toutefois peu agréable à l'écoute, même pour une oreille non experte. Reste aussi une question énigmatique à laquelle aucune réponse n'existe à ce jour : si le master d'origine français du film est détérioré depuis 1996, pourquoi la chanson « Peignons les roses en rouge » est-elle disponible en intégralité sur le DVD édité par Warner en 2000 ou plus récemment sur la version Blu-ray du film ??

Raison n°2 : Droit français

La seconde raison du redoublage est en fait liée à un problème de droit du code français. Je reprends volontairement le cas de Blanche-Neige et les sept nains, car il est très représentatif. Comme je le disais juste au dessus, une "seconde" version française est réalisée en 1962 car, catastrophe, une loi votée en 1947 en France impose désormais que tout film qui veut recevoir un visa d'exploitation doit être doublé en France. On passe donc aux oubliettes le doublage d'origine, qui bien que dans la langue de Molière, fut réalisé aux Etats-Unis. Ainsi est né le second, et sans doute le plus célèbre, doublage du film avec Lucie Dolène dans le rôle titre et Claude Gensac en reine maléfique.

Dans un autre cas de figure, mais toujours dans le même esprit, le film La boite à musique n'est à ce jour jamais sorti en vidéo en France à cause de gros problèmes de droits d'exploitation sur la bande son française. A ce jour, ce film est un cas unique, car Disney France ne peut ni commercialiser la version française d'origine (avec Edith Piaf notamment) ni procéder à un quelconque redoublage ! Apparemment, il semble que les droits d'adaptations en français ne sont pas détenus par Disney. Aussi, il leur est impossible de pouvoir proposer ce film dans notre langue ! Une autre explication est également évoquée. La présence d'Edith Piaf dans la version française d'origine pourrait ainsi bloquer la sortie du film. La redevance que devrait payer le groupe Disney aux héritiers serait tellement exorbitante, que Disney France a préféré renoncer à le distribuer. Laquelle de ses deux raisons est la plus proche de la vérité ? Je ne saurais le dire.

Evoquons enfin un troisième cas : Taram et le chaudron magique. Véritable curiosité dans le paysage francophone, ce film n'a été au départ redoublé qu'exclusivement en France en 1998. Tous les autres pays francophones (Suisse, Belgique, Québec) ayant originellement conservé le doublage d'origine sur tous les supports vidéos, jusqu'à récemment où Disney France a décidé d'harmoniser tous les territoires avec uniquement le second doublage. Pourquoi ? Car Disney rencontre là aussi un problème de droit d'exploitation de cette version ! Le redoublage fut donc inévitable.

Raison n°3 : Mauvaise foi

La troisième raison du redoublage est la mauvaise foi tout simplement. Reprenons une fois encore le cas de Blanche-Neige et les sept nains (décidément). En 1994, Disney commercialise pour la première fois la VHS du film. Dès cette année, Lucie Dolène réclame les droits d'utilisation de sa voix dont elle est injustement dépouillée. Le procès fut retentissant et représentatif de certains contrats douteux à la Picsou du groupe Disney. En 1996, il est remporté par Lucie. Disney France, très mauvais perdant dans cette affaire, procède dès lors à un redoublage en masse sacrifiant de nombreux chef d'oeuvre. Lucie est en effet éliminée de tout leur catalogue vidéo ! La belle et la bête est partiellement redoublé, dans Le livre de la jungle elle est remplacée par Claire Guyot, et pour le coup, on refait entièrement Blanche-Neige et les sept nains. Le procès a été gagné, mais Disney France est resté gagnant ! Pas de meilleure façon de voir la considération du groupe pour ses comédiens et ses fans.

Dans le même ordre d'idée, Disney France propose quelquefois des films en version française d'origine dans ses DVD, mais sans jamais en informer sa clientèle, tentant même parfois de camoufler la supercherie en indiquant un mauvais carton de doublage à la fin des films. Pourquoi ? Tout simplement parce que Disney USA a restauré ses versions audios en les proposant eux-mêmes dans leur DVD zone 1, il était donc financièrement plus pratique de réutiliser ces versions plutôt que d'adapter ou restaurer les nouvelles. Mais tant qu'à faire, autant ne pas l'avouer au public ! C'est ainsi que s'explique le retour de Lucie Dolène dans le DVD Le livre de la jungle paru en 2007, mais aussi le doublage d'origine qui perturbe tant les fans dans tous les DVD Les aventures de Winnie l'ourson.

Raison n°4 : Soucis économiques

Les soucis d'économie sont la quatrième raison qui pousse Disney France au redoublage. Contrairement aux Etats-Unis qui ont, dès le départ, conservé jalousement et farouchement tous les enregistrements d'origine (souvent avant même tout mixage final) dans le meilleur état possible, la France n'a que très récemment fait une conservation correcte de ses films. Dans tous les cas, ne subsiste ainsi que le négatif final, comportant musiques, bruitages et voix déjà mixées. Et parfois, elles étaient conservées dans un état lamentable. Quand est arrivé la révolution du Laser Disc puis du DVD, il est rapidement devenu évident financièrement que restaurer un film aller couter trop cher. Au lieu de faire une restauration minutieuse durant plusieurs mois, il est plus facile de redoubler intégralement un film en seulement quelques jours. Disney France gagne sur toute la ligne. D'une part, la compagnie repart avec un master de grande qualité, conservé dans une qualité optimale pour l'avenir, et d'autre part, elle fait une substantielle économie. Disney France n'a évidemment pas les mêmes moyens financiers que sa branche américaine.

Ici, on peut citer le cas de Dumbo. Sans être extrêmement mauvaise, force est de constater que la version française d'origine de 1947 de ce film est aujourd'hui dans un triste état. Musiques et bruitages sont souvent inaudibles, la faute à un mixage approximatif qui place en effet les dialogues par dessus tout le reste (comme dans certains cartoons très anciens). Les voix camouflent alors tous les bruitages et parfois même les musiques. Avouons-le, pour une fois, Disney France a eu une heureuse idée de redoubler ce film qui bénéficie aujourd'hui d'une qualité audio indéniable, tout en profitant en plus de l'inoubliable performance de Roger Carel en Timothée.

Raison n°5 : Sympathie du public

La cinquième raison avérée, et sans aucune doute la plus rarissime, est la sympathie du public pour un doublage particulier. A ce jour, il n'a été pris en compte qu'une seule et unique fois !

La petite sirène est en effet actuellement le seul film dont Disney France a volontairement fait machine arrière. Mais il faut dire que c'est aussi le seul film dont la polémique fut telle qu'elle dura 8 ans non stop. Jamais aucun autre film animé du groupe n'a autant été réclamé dans sa version d'origine ! Que ce soit les fans, le public ou même la presse spécialisée, jamais encore une telle méprise pour un redoublage fut unanime en France. Dès l'annonce de la sortie du DVD, soit presque un an et demi avant, la polémique a vite enflammée la toile. DVDrama fut le premier à poser ouvertement la question à Disney France, et le doublage d'origine leur fut confirmé. Peu de personnes y ont cru à ce moment là, mais la confirmation arriva 6 mois plus tard. Dès lors, tout le monde salua l'heureuse initiative du groupe. Aucun autre doublage n'a connu un tel engouement depuis lors.

Toutefois, on peut aussi entrer dans une controverse pour donner une autre explication quand à la véritable motivation de Disney France de revenir au doublage d'origine. Il est dit en effet que le redoublage de 1998 de ce film fut "imposé" par les Etats-Unis (ce fut d'ailleurs également le cas en Allemagne, en Espagne et au Portugal) afin d'assurer la promotion du tout nouveau système DTS mis au point par Disney, celui là même que Disney améliorera et proposera sous le nom de Disney Enhanced Home Theater Mix pour les DVD, et qui permit ainsi à Disney de se passer de la certification THX jugée bien trop couteuse. Il est donc possible que Disney France n'ai pas aimé de se voir imposer une version qu'elle ne souhaitait pas. Mais là, c'est de la pure spéculation de ma part.

Raison n°6 : Censure et remontage

La sixième raison imposant un redoublage est tout simplement la censure ou le remontage des films. Certains longs métrages ont ainsi d'abord connu une première version française avant d'être finalement redoublés.

Coquin de printemps est de ceux là. Pour d'obscures raisons, le film fut d'abord censuré avant d'être soumis à un doublage français. Ainsi, lorsque le film fut enfin proposé dans sa version complète, il fut tout naturellement impossible de proposer le film complet en français. Les passages absents de la version d'origine ne pouvaient pas du tout être complétés, puisqu'aucun doublage n'existait pour eux. Ainsi, le film fut redoublé en intégralité.

Autres films, mais même problème, citons Peter et Elliott le dragon et L'apprentie sorcière. Contrairement à Mary Poppins qui est sorti en pleine gloire des comédies musicales au cinéma, les deux autres films sont parus alors que le genre était en très fort déclin. Après une projection test intégrale aux Etats-Unis, Disney USA a finalement décidé d'entièrement remonter le film, particulièrement en dehors de son territoire. Ainsi sont nées les versions que l'on appelle communément Internationales. Pour ce remontage, non seulement les films furent entièrement remontés et remaniés, mais les orchestrations musicales furent également adaptés en conséquence. Les doublages français furent donc réalisés à partir de ces versions. En 2003, Disney USA se décide à redonner aux deux films leurs aspects d'origine. Ils retrouvent alors presque toutes les séquences coupés, réintroduisent les versions complètes d'autres scènes et procèdent à une toute nouvelle orchestration pour faire correspondre l'ensemble. Dès lors, il devient absolument impossible de réutiliser la bande son française d'origine pour ces deux films. Les dialogues ne correspondent plus du tout, ils sont souvent plus longs ou entrecoupés de passages inédits jusqu'ici. Le redoublage intégral est alors là aussi rendu indispensable.

Raison n°7 : Continuité vocale

Enfin, la septième et dernière raison découverte à ce jour est la continuité vocale. Cette fois, elle touche principalement le Québec, même si on trouve aussi quelques cas en France.

Au Québec, on trouve ainsi de très nombreux candidats. Prenons comme exemple la trilogie Le Roi Lion. Pour des raisons qui m'échappent, les premier et troisième films ont toujours bénéficié du doublage français. Ce n'était toutefois pas le cas du second film qui bénéficia d'un très bon doublage québécois. Lorsqu'en 2003 toute la série revient en DVD, le second film se voit soudainement attribuer le doublage français. La version québécoise passe alors à la trappe sans aucune raison officielle. On suppose depuis que Disney France a simplement fait un choix éditorial en donnant volontairement une continuité vocale aux trois films, bénéficiant dès lors des mêmes comédiens sur l'ensemble de la trilogie, car c'est bel et bien Disney France (et non une succursale canadienne contrairement à ce que l'on pense généralement) qui coordonne depuis la métropole les doublages effectués au Québec.

En France, on ne relève à ce jour que deux cas : Les aventures de Winnie l'ourson d'abord, et La petite sirène 2 ensuite. Pour le premier, Disney France procéda à un redoublage intégral du film en 1997 afin d'assurer une continuité vocale par rapport à la série à succès Les nouvelles aventures de Winnie l'ourson. Pourtant, on ne retrouve depuis plus cette version du film (voir la troisième raison d'un redoublage plus haut) ! Pour le second, Disney France proposa tout simplement à Henri Salvador de jouer une dernière fois le rôle de Sébastien afin d'assurer un semblant de continuité vocale avec le premier film dans lequel il participait. Malheureusement, suite à la disparition du chanteur, et avec la sortie du troisième volet, les trois films ne bénéficient en fin de compte d'aucune continuité vocale, puisque chaque film compte désormais des comédiens tous différent à l'exception de Claire Guyot.

En fin de compte :

Voila qui résume à peu près les interrogations sur la question du redoublage des films Disney. Il ne s'agit bien entendu que de suppositions et d'hypothèses appuyées par les diverses sources dont j'ai pu avoir connaissance ou par simple constat personnel. Pour autant, elles me semblent plus que plausibles et je l'espère pour vous aussi. Evidemment, on ne pourra pas avoir une confirmation fiable puisque, comme je l'ai déjà dit, Disney France reste absolument sourd à ce sujet. Aucune raison officielle n'est, et probablement ne sera, jamais rendu publique.

Une 8e raison ?

Toujours est-il que malgré ses sept raisons évoquées, beaucoup d'autres peuvent exister, dont une huitième qui reste plausible : la modification ou l'amélioration des dialogues. Si un redoublage pour problèmes techniques est obligatoire, pourquoi dès lors que le groupe effectue un nouveau doublage, les dialogues sont pour la plupart tous changés ? Je ne peux faire une fois de plus que des suppositions.

Le cas de La belle et le clochard est ainsi très curieux et représentatif puisqu'il existe à ce jour trois versions françaises : l'une en 1955, l'autre en 1989 et la dernière en 1997. Il est d'ailleurs intéressant de se pencher sur ce film. Dans la première version, il y a une vraie frontière de classe. Lady, Darling et Jim ont ainsi un dialecte posé, très recherché, raffiné même. Au contraire, Clochard et les chiens de la fourrière parlent rustique, argos parfois, un vrai dialecte de rue. Dans la version de 1989, cette frontière de classe a été atténuée dans les dialogues. Elle est encore un peu perceptible dans certaines répliques, mais c'est nettement moins marqué. Enfin, dans la dernière, il n'y a plus aucune frontière entre les personnes. Tout le monde parle le même langage, l'effet vocal des classes sociales a en effet été complètement gommé.

Peter Pan peut aussi être cité comme un changement radical, plus particulièrement au niveau des chansons. Actuellement, on entend "A la file indienne", alors qu'avant c'était "Nous suivons le guide". Pourquoi ? Mystère ! Toutefois, on remarquera que le redoublage de ce film a permis de placer le même comédien pour la voix de Crochet et du père de Wendy, comme il est de tradition dans la pièce de théâtre, mais aussi dans la version anglaise du film. Alors que dans la première version française, il s'agissait de deux comédiens différents.

Qu'est-ce qui peut donc pousser Disney France à changer les dialogues en plus de changer les voix ? On peut sans trop se tromper avancer que c'est surtout à cause de notre langue, car elle évolue dans le temps. L'adaptation se veut donc différente d'une version à une autre, couplé à la sensibilité qui change d'un adaptateur à un autre au fil des décennies. On peut aussi avancer le fait que le nouvel adaptateur français souhaite toucher des royalties sur la nouvelle traduction. Or, s'il ne fait que reprendre les dialogues de l'époque, il ne pourra prétendre toucher une quelconque somme. Ceci expliquant pourquoi par exemple, Euréka attribut des noms totalement différents aux objets humains (Zirgouflex en 1990 et Touninouflette en 1998 pour la fourchette). Toujours est-il que cela offre au public francophone de nombreuses variantes d'un même film, une version pouvant dès lors être plus appréciée par un public plutôt qu'un autre, ou offrir une révision complète du scénario.

Conclusion

Au delà de la polémique des doublages et des redoublages, ainsi que de celle faisant affronter les fidèles d'une version contre les autres, j'espère que ce dossier a pu vous apporter un éclairage concret de tous les phénomènes qui peuvent pousser la compagnie Disney à effectuer de nouveaux doublages de leur film alors qu'ils en avaient pourtant déjà un. Un débat qui ne finira sans doute jamais, et pour lequel jamais aucun anglophone n'aura pu participer ou même connaître de sa vie. C'est aussi ça la richesse francophone des longs métrages animés de Disney !

06 avril 2010 par Olikos