Hôtel Transylvanie : Quelques informations

Hôtel Transylvanie est sorti en salle le le 28 septembre 2012 au Québec, et plusieurs mois plus tard, le 13 février 2013 en France.

Résumé

Traumatisés par la technologie du 21ème siècle, les monstres les plus connus qui se trouvent démodés se réfugient dans un hôtel perdu en Transylvanie dont le Comte Dracula en est le propriétaire. Alors que sa fille Mavis célèbre son 118e anniversaire, la visite inattendue de Jonathan, un jeune voyageur ordinaire va semer le trouble, Dracula doit protéger sa fille et l'empècher de tomber amoureuse de cet humain...

Analyse de l'oeuvre

Lorsqu'il s'agit d'analyser un long métrage produit par Sony Pictures Animation, je suis obligé d'abaisser considérablement mes critères d'exigences, car ce studio n'a pas du tout les mêmes ambitions artistiques que ses grands frères. La seule chose qui compte pour eux, c'est avant tout de divertir ses spectateurs, point barre. Aucun pamphlet satirique, aucune critique de notre société de consommation, aucune focalisation sur les travers d'un personnage. Non. C'est un point commun à toutes leurs précédentes réalisations, puisqu'il faut obligatoirement écarter Mission : Noël - Les aventures de la famille Noël et Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout, qui ne sont pas qu'une coproduction entièrement réalisés par Aardman, et bien entendu Les schtroumpfs dont la participation du studio s'est seulement résumé à l'animation des petits personnages de Peyo. Techniquement et artistiquement donc, Hôtel Transylvanie n'est que seulement le 4e à sortir en salle d'un très jeune studio (deux autres ayant directement atterri en vidéo) qu'il serait dommage de sacrifier sur l'autel des grosses productions des studios concurrents avec lequel il n'a pas encore les armes pour rivaliser. Bref, Sony Pictures Animation n'a pour l'instant qu'un unique  objectif : simplement amuser avant tout les plus jeunes spectateurs, et si au passage les adultes ne s'ennuient pas non plus, c'est que leur stratégie est gagnante.

Hôtel Transylvanie est ainsi battit sur le même modèle que ses prédécesseurs, entraînant par conséquence une levée de bouclier des amateurs de longs métrages d'animation beaucoup plus exigeant à l'image de tous ceux de Pixar, mais aussi les plus récents Dreamworks. Véritable outsider de service, Sony Pictures Animation s'en sort pourtant très largement avec les honneurs, je serais même tenté de dire qu'il s'agit ici de leur meilleure réalisation à ce jour. Que ce soit sur l'aspect technique ou sur l'aspect émotionnel. Franchement, Hôtel Transylvanie ne mérite clairement pas ce profond désamour que lui voue le grand public. Et ceci même si le film accumule de nombreuses boulettes, à commencer par son scénario très peu inspiré lorgnant dans les grandes lignes sur Monstres & Cie où l'arrivée d'un jeune homme va semer la zizanie parmi une cohorte de montres légendaires ou mythologiques forcément effrayés par la tyrannie présumée de l'être humain.

Pourtant, Hôtel Transylvanie fonctionne à merveille, en partie grâce à ses personnages qui sont à l'opposé même de ce que l'on attendrait d'eux. Le diabolique et dangereux Dracula métamorphosé en papa gâteau attendrissant adorant chouchouter sa fille Mavis, c'est tout sauf une mauvaise surprise, bien au contraire. L'intrusion de Jonathan, tout cliché qu'il soit, est l'élément moteur de tout le film car il va dès lors à la fois bousculer la sacro-sainte routine de l'hôtel et s'ingénier à provoquer quiproquos sur quiproquos pour tourner involontairement en bourrique le maître des lieux. L'enchainement est bon, certaines scènes deviennent cultes, et même si l'on voit venir la conclusion très tôt dans l'histoire, on prend un réel plaisir à voir de quelle manière Sony Pictures Animation nous y conduit avec astuce. Il faut dire aussi qu'un énorme bon en avant a été fait sur l'animation, aussi bien sur les décors que sur les personnages. Oublions voulez-vous sans aucun regret l'effroyable trilogie de Les rebelles de la forêt qui n'arrivait même pas à atteindre ne serait ce qu'une simple série d'animation télévisée à destination du très jeune public. Il est vraiment bien loin derrière ce temps là, et c'est tant mieux.

En fin de compte, Hôtel Transylvanie partage donc au final les même travers que Rebelle  ou Les cinq légendes : un film foncièrement prévisible où tout donne un sentiment de déjà vu, mais qui pourtant réussit à voler de ses propres ailes en touchant les spectateurs ouverts à lui. Parce qu'au final, pourquoi faudrait-il que chaque film soit forcément unique en son genre ? Du moment qu'il le fait bien, qu'il n'ennuie pas ses spectateurs, et qu'il laisse une bonne impression générale, c'est déjà une très bonne chose à mes yeux.

14 juin 2013 par Olikos

Voxographie sélective

Doublage québécois d'origine (2012)

Dracula : Alain Zouvi 1

Jonathan : Gabriel Lessard 1

Mavis : Geneviève Déry 1

Wayne : Sébastien Dhavernas 1

Eunice : Élise Bertrand 1

Murray : François L'Écuyer 1

Frankenstein : Patrick Chouinard 1

Quasimodo : Marc-André Bélanger 1

Wanda : Nadia Paradis 1

Griffin : François Sasseville 1

Doublage français d'origine (2012)

Dracula: Serge Faliu  2

Mavis: Virginie Efira  2

Jonathan: Alex Goude  2

L'homme invisible: William Coryn  2

Les zombies et le monstre vert: Gilduin Tissier  2

Quasimodo, le chef cuisinier: Michel Mella  2

Wayne, le loup-garou: Guillaume Lebon  2

La tête réduite : Maïk Darah  2

Voix additionnelles : Serge Biavan 2, Olivier Bouana 2, Catherine Davenier 2, Sébastien Finck 2, Stéphanie Hédin 2, Nathalie Kanoui 2, Isabelle Leprince 2, Daniel Lobé 2, Karine Texier 2, Jean Rieffel 2 et Marie Vincent 2