Le petit dinosaure 6 - La légende du mont Saurus

Petit-Pied, le dinosaure VI - La légende du mont Saurus

Quelques informations

Ce sixième volet, intiluté La légende du mont Saurus des deux côtés de l'Atlantique, sort en VHS le 1er décembre 1998 au Québec, puis le 1er février 1999 en France, en version française uniquement dans les deux cas.

Résumé

Les jumeaux Trois Cornes se sont enfuis pour découvrir le secret du mystérieux Mont Saurus. Petit-Pied et ses amis se mettent en route pour ramener leurs amis. D'après la légende, le Mont Saurus protègerait la Grande Vallée du mauvais sort. En chemin ils rencontrent Doc, le mystérieux dinosaure au long cou. Est-il le fameux Preux Dinosaure solitaire qui a triomphé des Dents-Tranchantes ?

Analyse de l'oeuvre

Il faut parfois croire aux miracles, La légende du mont Saurus est le premier volet de la saga qui tente de créer un scénario original non tiré d'un épisode biblique  (A moins que cela n'ai un rapport avec le psaume Matthieu 21:44, on est à l'abri de rien avec cette saga...) ! Ne crions cependant pas victoire trop vite car, débarrassé du sous-entendu baigné de prédications, les scénaristes ont toutes les difficultés du monde pour pondre un scénario qui tienne la route. Parce qu'en réalité, on n'a absolument aucune idée de ce que peut bien être le scénario de ce long métrage spécialement réalisé pour la vidéo. En dehors d'une légende d'un Preux Dinosaure sans intérêt aucune pour le récit qui nécessite pourtant dix minutes pour être racontée, l'heure qui suit n'a que peu de rapport avec cette légende. L'histoire se résume à ceci : deux jeunes dinosaures brise un rocher, ce qui déchaîne une malédiction sur la Grande Vallée ! C'est tout. Vous trouvez cela absurde ? L'inédite dimension « fantastique » du récit de La légende du mont Saurus, jusqu'ici absente de la saga, assure pourtant que tout ceci est bien réel. Cela décrédibilise encore plus l'intérêt que pouvait avoir Le petit dinosaure et la vallée des merveilles, que ce long métrage continue de sacccager en introduisant des éléments narratifs qui sont en contradiction avec le merveilleux film de Don Bluth. Bref, qu'est-ce qu'on peut s'ennuyer devant ce film !

J'ai très peu de choses à dire sur l'aspect technique de La légende du mont Saurus. Une fois encore, la saga ne change pas d'un iota. Les couleurs sont ternes, l'animation assez moyenne et les décors sont inanimés. Pour simplifier au maximum les choses, et au passage faire quelques économies, les artistes du studio Universal créent d'ailleurs de vastes décors facilitant les travellings en déplaçant simplement les personnages selon le besoin des scènes. On ne s'étonnera pas de retrouver à plusieurs reprises des arrières-plans identiques d'une scène à l'autre. Concernant la bande originale, Michael Tavera recycle les mêmes grands thèmes musicaux qu'il utilisait déjà dans les quatre films précédents. On ne peut pas échapper non plus aux quelques airs originellement composés par James Horner en 1988.

Concernant les chansons, on a le déplaisir de retrouver une fois encore le duo Michele Brourman et Amanda McBroom. Elles placent dans le récit trois chansons dont deux d'entre elles sont carrément hors de propos. A commencer par la première, « La légende du preux dinosaure », qui évoque le road movie, la country, voire même le western, ce qui ne colle pas du tout avec le récit. Ironiquement, en la dissociant du film, c'est sans doute la chanson la plus entraînante de toute la saga ! La seconde chanson, « C'est malchance, » est un délire auditif rappelant les comédies musicales. Enfin la troisième « Quand tu es tout seul » est une jolie ballade qui a le regrettable défaut de se contredire elle-même, puisque tout ce que Petit-Pied dit dans le premier couplet (c'est génial d'être seul !) est contredit dans le deuxième (c'est affreux d'être seul !).

Les suites vidéos de la saga du petit dinosaure se succèdent et se ressemblent toutes. La légende du mont Saurus n'a pour lui qu'être le premier volet a enfin se débarrasser de ses sous-intrigues bibliques (du moins, j'ai toujours quelques doutes...). Malheureusement, en enlevant cet élément, les scénaristes en oublient complètement d'écrire une histoire qui tienne la route. Entre ce qui se passe au début et la fin du récit, Petit-Pied et ses amis ont vécu une succession de péripéties maladroitement reliées entre elles, sans que l'on n'ai saisi où l'histoire voulait nous emmener. Une fois de plus, La légende du mont Saurus est à réserver au très jeune public fan des dinosaures car il n'est pas regardant sur le contenu du film qu'il regarde. A suivre...

16 septembre 2016 par Olikos

Voxographie sélective

Doublage français d'origine (1998)

Petit-Pied : Alexis Pivot 1

Grand-Père : Georges Berthomieu 1

Cera : Kelly Marot 1

Becky : Marie Sambour 1

Petrie : Roger Carel 1

Dana : Kim Redler 1

Dina : Marie Charlotte Leclaire 1

Grand-Mère : Martine Messager 1

Le Père de Cera : Jacques Frantz 1

Allosaure : Cyrille Monge 1

Sources : 1Carton TV France 4