Clochette et le secret des fées / Le secret des ailes magiques : Quelques informations

En France, Clochette et le secret des fées est le tout premier film de la saga a avoir eu l'honneur d'être diffusé en salle dès  le 10 octobre 2012. Ce n'est pas contre pas le cas en Belgique où il est sorti directement en vidéo le 12 décembre 2012 sous le titre de La fée Clochette et le secret des fées, alors que le film précédent avait eu l'honneur des salles de cinéma.

Au Québec, le film est dépourvu du nom de Clochette et s'intitule Le secret des ailes magiques. Il est sorti directement en vidéo le 23 octobre 2012. Notons que le film est dépourvu de version québécoise, comme les autres films de la saga.

Résumé

Il existe un royaume interdit au-delà de la Vallée des Fées où l'hiver est roi: la Forêt Blanche. Clochette toujours aussi intrépide et têtue, décide de s'y aventurer. Et alors qu'elle en franchit la frontière, un phénomène étrange se produit: ses ailes se mettent à scintiller de mille feux. Intriguée, Clochette cherche à retourner dans la Forêt Blanche malgré le danger. Elle y fera une rencontre qui va bouleverser non seulement sa vie mais également celle de toutes ses amies et de la Vallée des Fées. Mais qui est donc cette mystérieuse fée des glaces qui lui ressemble tant ?

Analyse de l'oeuvre

Avec Clochette et le secret des fées, c'est en substance « on prend les mêmes et on recommence ». Il devient d'ailleurs de plus en plus difficile de trouver de nouveaux arguments à avancer pour parler de chaque nouvel épisode de cette désormais longue saga qui peine de plus en plus à se renouveler. Parce qu'en fin de compte, si on lui retire la seule nouveauté du la 3-D relief, peu ou prou a déjà été vu et revu depuis La fée Clochette en 2008. Je ne dis pas que le film est mauvais, au contraire même il est très bon. C'est juste que la lassitude de l'univers des fées commence sérieusement à s'installer. Peut-être est-ce une des raisons qui ont poussé Disney France à le proposer en salle contrairement à ses prédécesseurs ? Fallait-il réellement qu'il ai droit aux salles obscures ? Était-ce le bon moment de le faire ? Je dirais que oui. Un petit « oui » suivi d'un grand « mais » tout de même.

Visuellement le film est-il respectable ? Oui honorable même, mais franchement, à deux trois détails près, les divers films qui se sont succédés n'ont vraiment pas du tout évolué sur ce point depuis 2008. Les personnages restent donc désespérément des poupées de plastiques que le format cinéma rend encore plus flagrant. L'animation de ces personnages n'a pas non plus évolué, comme si finalement tout était resté figé en dehors du temps. Certes, c'est un avantage indéniable de retrouver une qualité globale équivalente d'un film à l'autre, mais on aurait apprécié que DisneyToon Studios ne se repose pas sur ses lauriers. Un peu d'innovation et de fantaisie n'aurait pas fait de mal que diable ! Heureusement, Clochette et le secret des fées parvient à instaurer un bel univers hivernal, jusqu'ici à peine aperçu dans les précédents volets.

Est-ce que le scénario vaut le coup ? Oui, sans aucun doute, mais ne vous attendez pas à le voir briller de mille feux. Il reste exactement au même niveau que les autres. On y constate donc exactement les mêmes avantages et les mêmes inconvénients. Parmi les inconvénients, citons la panoplie impressionnante de nouvelles fées à peine esquissées (malheureusement trop souvent des clones « hivernaux » de fées déjà connues) dont on sait pertinemment qu'on ne les reverra sans doute jamais à l'avenir. Je saluerai tout de même l'énorme clin d'oeil au monde des bibliothécaires avec l'irrésistible Dewey dont la traduction française a complètement cassé la subtilité en le rebaptisant Darwin. Dewey est en effet un système très complexe de classement des ouvrages d'origine américaine extrêmement répandu dans les bibliothèques, y compris en France, et ce nom lui colle donc à merveille. Je reconnais que Disney France a quand même fait un énorme effort pour lui attribuer un nouveau nom certainement plus accessible pour le public francophone mais non dénué de subtilité en évoquant la théorie de l'évolution des espèces chères à Darwin. Cette théorie se prête plutôt bien au scénario du film car il traite justement de l'adaptation des fées dans des environnement différents.

Qu'en est-il de la bande originale du film, est-elle bien ? Oui, rien à redire à ce niveau là non plus. Mais où est donc passé l'originalité dans tout ça ? Clochette et le secret des fées est irrémédiablement victime du syndrome des longues sagas, de belles musiques mais des sonorités volontairement identiques aux films précédents. Clairement, il y a peu d'inspiration musicale ici. N'espérez donc aucun miracle. Nous constaterons juste ensemble l'abandon des résonances celtiques déjà amorcé dans Clochette et l'expédition féerique, et une part plus importante accordée aux chansons même si on ne s'en souvient plus d'elles par la suite.

En fin de compte Clochette et le secret des fées n'est ni plus ni moins que le 5e volet - en incluant le moyen métrage Le tournoi des fées - d'une saga conçue pour le très jeune public féminin, coincée dans une routine qui sent vraiment trop le réchauffé. Si je lui accorde sans honte d'être certainement le plus cinématographique de la saga et le plus approprié à une diffusion en salle, il n'en reste pas moins bien trop fidèle aux autres épisodes. Ce n'est donc pas avec ce nouvel épisode que vous vous réconcilierez avec Clochette si vous avez détesté ses précédentes aventures. Les autres retrouveront leur marque en replongeant une nouvelle fois dans l'univers aseptisé des fées. Ceux là sauront se satisfaire d'un bon film, probablement imparfait sur bien des points, qui laisse quand même un sympathique souvenir. Mais finalement, n'est-ce pas là l'essentiel après tout ?

8 février 2013 par Olikos

Voxographie sélective

Doublage français d'origine (2012)

Clochette : Lorie 1

Cristal : Amel Bent 1

Iridessa : Ariane Aggiage 1

Ondine : Marieke Bouillette 1

Vidia : Elisabeth Ventura 1

Terrence : Thibaud Vaneck 1

Spike : Audrey Sablé 1

Lord Milori : Edgar Givry 1

Queen Clarion : Marie-Frédérique Habert 1

Sled : Thibault Belfodil 1

Darwin : Denis Boileau 1

Rosélia : Edwige Lemoine 1

Noa : Anna Ramade 1

Neige : Magali Rosenzweig 1

Gabble : Fabrice Fara 1

Clark : Charles Pestel 1

Féé Marie : Brigitte Virtudès 1

Fée Infirmière : Alexia Lunel 1

Narration, chansons : Bénédicte Lécroart 1

Voix aditionnelles : Adrien Larmande 1, Nathalie Kanoui 1, Pierre Tessier 1, Yann Guillemot 1, Danièle Douet 1, Emmanuel Lemire 1

Sources : 1 Allodoublage.com